Circonscription ASH de la Somme

Accueillir un élève malvoyant

Une présentation des aménagements ou adaptations qui seront utiles pour accueillir dans sa classe un élève malvoyant.

Accueillir un élève malvoyant

Conseils généraux

  • Prendre en compte les capacités visuelles de l’élève. Ce n’est pas parce qu’il voit certaines choses qu’il peut tout voir. La mal-voyance est une déficience complexe à comprendre.
  • Favoriser les contrastes : cela permet une meilleure visibilité des éléments et contribue à une meilleure attention de l’enfant.
  • Réduire les recherches visuelles dans un document.
  • Informer les autres élèves par des mots simples : mettre des mots sur les difficultés et les possibilités de l’élève malvoyant présent dans la classe. (A décider avec l’élève)

Les capacités visuelles d’un élève malvoyant sont inégales selon l’atteinte et son caractère évolutif ou non. Il y a différentes façons de mal voir et cela a évidemment des incidences sur la scolarité, d’où une adaptation nécessaire pour chaque élève malvoyant.

Comportement de l’élève face aux apprentissages
Les élèves malvoyants doivent sans cesse se concentrer pour appréhender leur environnement : cela représente un effort qui peut entraîner :

  • une fatigue générale et une fatigue de concentration ;
  • une certaine lenteur, l’élève malvoyant pouvant percevoir les choses de façon fragmentée donc a besoin de temps pour recomposer.
    Il faut donc savoir accepter une certaine lenteur, une qualité d’écriture manuscrite médiocre, une quantité d’écriture réduite, l’utilisation de techniques de travail particulières.

1-Atteinte de la vision de près
La conséquence la plus marquante est le rapprochement de l’élève de son support. Veiller aux postures et prendre en considération les conséquences possibles de celle-ci (contractures, mal de dos, …). Il est possible d’interpeller des intervenants sur cette question qui pourront alors mettre en place d’éventuels aménagements matériels.

Aménagements
Pupitre incliné  : certains élèves utilisent des pupitres pour éviter l’apparition d’attitudes vicieuses au niveau du dos. Pour faciliter le graphisme, privilégier une inclinaison de 30° et pour la lecture une inclinaison entre 60° et 80°.

Lampe  : un éclairage direct et reproduisant la lumière du jour (lampe basse vision) permet à l’enfant de bénéficier de meilleurs contrastes. Lorsqu’un enfant en possède une, solliciter-le pour qu’il s’en serve.

Adaptations
- Les documents :
Agrandissement sur informatique  : suivant l’enfant, des polices de caractères sont plus confortables, en règle générale, le verdana ou l’arial. Au niveau de la taille, il est important que celle-ci réponde aux besoins de l’élève.

Agrandissement par photocopie : (Ce n’est pas la meilleure solution.) Veiller à la bonne qualité de la photocopie (NE PAS FAIRE de photocopies de photocopies). Éviter un format de page trop important qui sera difficile à explorer et difficilement manipulable.

Documents aérés et structurés : augmenter les interlignes lors de document par traitement de texte et veiller à une organisation structurée (saut de ligne, numéroter les paragraphes,….) afin d’améliorer le repérage, faciliter la lecture et limiter la fatigabilité.

- Les outils scolaires :
Les feuilles  : un lignage adapté peut être mis en place dans le cadre où l’enfant a des difficultés pour se situer sur les lignes et/ou se relire. En faire part aux intervenants. Le site Desmoulins.fr est un générateur de lignage qui peut permettre également de trouver un lignage qui lui conviendra.

Les stylos  : certains stylos améliorent la netteté et la largeur du tracé ainsi que le contraste et sont donc recommandés pour certains élèves : stylos roller à gel, crayon B et 2B.

Les instruments de mesure (règle) et le papier millimétré peuvent être remplacé par des outils contrastés et agrandis (instruments adaptés et papier demi-centimétré). Il est nécessaire d’avoir des exigences adaptées dans ce domaine ainsi qu’en géométrie concernant la précision des tracés.

Le cache de lecture  : Il permet de fixer l’attention et le regard de l’élève sur seulement la ligne à lire. Un cache de couleur uni et contrasté (noir) par rapport au support est préférable.

- L’informatique
Des logiciels d’agrandissement, la synthèse vocale, le paramétrage de l’ordinateur,… Lorsque l’élève possède un ordinateur, passer au maximum par ce biais : transfert des documents, réalisation des cours sur informatique (permet une impression ce qui est appréciable notamment en primaire).

2-Atteinte de la vision de loin
Les conséquences les plus fréquentes : devoir se lever pour voir le tableau, rater toujours la balle en EPS Education physique et sportive , avoir du mal à repérer ses camarades dans la cour environnement très vaste.
En classe : faciliter l’accès au tableau

  • Mettre l’enfant déficient visuel au premier plan face au tableau.
  • Augmenter la taille des caractères.
  • S’appliquer dans le graphisme.
  • Améliorer le contraste : sur tableau noir, écrire avec craie jaune ou blanche (éviter le rouge) sur tableau blanc, écrire en noir ou bleu.
  • Améliorer la luminosité, éviter les reflets : veiller à la place de l’élève par rapport à ses paramètres.
  • Au tableau « je dis ce que j’écris et j’écris ce que je dis ».
  • Écrire sur un support papier proche de l’élève pour remplacer le tableau. (L’AVS Assistant de Vie Scolaire peut avoir ce rôle).

En dehors de la classe :

  • Faciliter la participation aux différentes activités en EPS en mettant en place certaines adaptations nécessaires afin de rendre ces activités accessibles et effectives tout en veillant à la sécurité de l’élève :
  • Faciliter la prise de repères (préalables à l’activité, auditifs, …).
  • Favoriser le contraste (des maillots fluo, des ballons de couleur, …),
  • Adaptations des règles dans les jeux, de la place ou du rôle de l’élève dans l’activité, etc...
  • Inciter les camarades à venir chercher l’élève dans la cour, ne plus l’appeler par la voix.
Mise à jour : 12 juillet 2016